<![CDATA[ Le blog dreambrother]]> http://dreambrother85.over-blog.com/ "Go confidently in the direction of your dreams. Live the life you've imagined" H.D.Thoreau fr over-blog.com RSS 2.0 Generator <![CDATA[Retour au pôle Nord !]]> http://dreambrother85.over-blog.com/article-17094495.html

Le Nord , c'est toujours la direction que montre la boussole.
Allez savoir pourquoi...

Je ne sais pas vous, mais cet hiver, ce long hiver, moi, il me donne des fourmis dans les jambes. C'est donc décidé, je pars en vacances ! Quelques semaines et plus si affinités, loin de l'agitation de la ville, loin d'Internet, loin des faux semblants. Avec juste ce qu'il faut pour souffler : des livres, un peu de musique. J'embarque six albums (Grateful Dead, Eddie Vedder, Nebraska de Bruce Springsteen, Calexico, Bob Dylan et Erik Satie), plus quelques oeuvres de Thoreau, McCarthy et London. J'en causerai peut-être à mon retour, qui sait ? :)

Pendant ma trêve de toile, le blog risque de changer d'apparence car j'ai oublié de payer la note. Il sera sans doute moins joli une fois que l'habillage "American Beauty" (c'est son nom) disparaîtra. L'adresse aussi ne sera plus la même. Mais no panic. Je reprendrai les manettes bientôt.

D'ici-là, portez-vous bien, continuez à croire en vos rêves et à donner aux autres, surtout.

Allez hop, time to go now ! See you ;)





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Tue, 26 Feb 2008 21:07:00 +0100 http://dreambrother85.over-blog.com/article-17094495.html
<![CDATA[Supertramp]]> http://dreambrother85.over-blog.com/article-16396723.html
INTO THE WILD

J'hésitais à en faire un article. Mais je n'ai pas trop envie d'en rajouter, le film suffisant amplement. Donc j'ai juste un seul conseil à vous donner, c'est de courir le voir très vite (si ce n'est pas déjà fait) avant qu'il ne disparaisse des salles obscures. Moi j'y retourne pour la troisième fois demain. Ce film est juste...magnifique.


Avec une pensée très forte pour Chris McCandless/Alex Supertramp. ]]>
Thu, 07 Feb 2008 03:36:00 +0100 http://dreambrother85.over-blog.com/article-16396723.html
<![CDATA[Rêveurs]]> http://dreambrother85.over-blog.com/article-16396547.html
Cinq mille...et des poussières

Un petit article qui vous est destiné (promis, je vous épargnerai la chanson), à vous, rien qu'à vous, fidèles lecteurs qui, depuis quelques jours, avez franchi le nombre symbolique de 5000 sur ce modeste petit blog.

Cinq mille visiteurs en un peu plus d'un an (5064 pour être exact, à l'instant T). Bon, y'en a peut-être pas cinq mille, on va pas se le cacher, certains d'entre vous étant plus ou moins de fidèles lecteurs (j'espère car ne vous connais pas), mais c'est cool de pouvoir partager avec vous mes émotions à travers tel ou tel oeuvre, qu'elle soit musicale, cinématographique ou autre...

J'ai un peu honte parfois de ne pas poster de messages assez régulièrement mais bon, j'suis un peu comme ce koala-là, faut pas me bousculer. J'aime prendre le temps...

Evidemment, ce blog ne recueille pas des tonnes de commentaires comme d'autres. Ayant choisi délibérement de ne pas en faire un blog "d'actualité", même si j'essaie de coller avec les nouveautés, j'ai conscience que ce site n'incite pas forcément à l'échange. Et je le regrette.
J'ai envie de vous dire : allez-y, lâchez-vous, faîtes part de vos réactions... et de vous remercier pour vos visites.

Rêvez bien. Pour paraphraser Thoreau...enfin...vous connaissez la suite ;)

Guillaume ]]>
Thu, 07 Feb 2008 02:59:00 +0100 http://dreambrother85.over-blog.com/article-16396547.html
<![CDATA[Sidérant Syd Matters]]> http://dreambrother85.over-blog.com/article-16029576.html
Ghost Days

Cet article est un quasi article fantôme. Mort avant d'avoir eu le temps de voir la lumière. Etouffé, injustement oublié.
Alors pour mieux se venger, il est revenu. Rescucité, réincarné même. Mais heureusement pour moi, modeste porte-plume aux heures où l'on ne peut que contempler rêveur cette pleine Lune pleine de mystère, cet article n'est nourri d'aucun désir de tuer.

En réalité, cet article n'est pas mort. Il a juste attendu le bon moment pour naître. J'aurais dû. Pardon. J'aurais pu l'écrire bien avant. Il y a trois ans, lorsque j'ai découvert Syd Matters par une belle journée d'avril. Un mois avant le bonheur du mois de mai. Mon mois à moi.

Syd Matters, curieux pseudonyme qui évoque vaguement un autre Syd, complètement barré, Syd Barrett, bourré d'amphètes, celui des Pink Floyd. Mais derrière ce nom d'emprunt anglicisé se cache en fait un jeune homme bien français, Jonathan Morali, parisien d'origine et vingt-sept années au compteur, accompagné de quelques musiciens à l'image du guitariste Olivier Marguerit.

Les premiers sons de la bande à Morali vinrent chatouiller mes cages à miel avec Someday we will foresee obstacles il y a trois ans donc, un peu comme la plupart de ceux qui écoutent le groupe encore aujourd'hui, hormis peut-être ceux qui ont eu la chance de cotoyer Jonathan dans les bars, à l'époque où, seul avec sa guitare folk, il voguait solitaire mais déjà rêveur.

Cet album fut salué de fort belle manière, encouragé par la critique et suscita un bel engouement parmi le public. Mais, personnellement, j'attendais encore quelque chose. Ayant apprécié le potentiel, les sonorités, l'univers de ce bonhomme à la barbe fleurie, j'espérais persuadé, que la suite de l'histoire serait forcément plus belle. Et aujourd'hui, après une bonne vingtaine d'écoutes de Ghost Days, leur nouvel album sorti il y a deux semaines, j'ai comme l'agréable sensation d'avoir eu raison. Bon, dans le même temps, ça m'ennuie d'avoir à encore faire l'éloge d'un groupe que j'aimais déjà d'avance.

Avec ce retour attendu, les membres de Syd Matters attestent, si certains en doutaient encore, savoir manier l'ironie aussi bien qu'une guitare sèche puisque même s'il est affublé d'un tel titre, le nouvel opus du groupe est tout sauf fantômatique.

A vrai dire, Ghost Days est un peu la belle surprise de ce début d'année en matière de rock indé français anglophone (en vogue mais pas toujours reconnu à sa juste valeur... Nicolas Leroux, d'Overhead si tu nous lis, on t'aime).

A son écoute s''offrent à l'oreille treizes plages aériennes, épurées à l'extrême, enveloppant des mélodies folk tantôt enfantines tantôt mélancoliques, vaporeuses et planantes entre cordes sèches, piano et Ondes Martenot. Un album d'une simplicité touchante, un album idéal en fait, qui se parcourt le temps d'une nuit ou d'un réveil et laisse s'échapper des fantômes tels que Nick Drake (Big Moon, Louise), Pink Floyd (I'll Jackson), Elliott Smith (I was asleep ou encore l'enfantin Cloudflakes, que n'aurait pas renié Satie), Leonard Cohen ou même...Syd lui même !

Je songe au titre "phare" du disque, à savoir "Everything Else". Du pur Morali, qui aurait pu figurer sur l'album précédent sans provoquer aucun anachronisme. Le songwriter y dépeint son quotidien lorsque, seul dans sa chambre, coupé du monde, il écrivait au bord du gouffre de la feuille blanche, les chansons qui allaient venir caresser les pistes du nouvel opus.

Rares sont les albums dont le contenu est cohérent de la première à la dernière piste. Rares sont les albums qui s'érigent avec une telle sincérité en portes ouvertes sur leur créateur. Avec Ghost Days, Syd Matters/Jonathan Morali laisse passer sa lumière intérieure, son univers et quelques rêves hantés de son enfance.
Une petite lampe de chevet, une veilleuse, une mélodie agréable, un conte pas lu en entier mais qui continue de se laisser savourer, inconsciemment, doucement...chut...éteinds la lumière.

Guillaume D.


Le myspace de Syd Matters avec clip, chansons et dates de concerts (c'est Noel) :
http://www.myspace.com/sydmatters

Une interview très touchante de Jonathan :
http://fr.youtube.com/watch?v=VW0JTvfc4qw

Je me permets de rappeler que même si l'album est en écoute sur deezer, en faire l'acquisition serait une belle idée. Je vous le conseille vraiment, il est...vraiment...très agréable. Bonne écoute, bon syd !
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Sun, 27 Jan 2008 01:45:00 +0100 http://dreambrother85.over-blog.com/article-16029576.html
<![CDATA[Michel Gondry est de retour]]> http://dreambrother85.over-blog.com/article-15890060.html
Réveil(s) en fanfare(s)

I have a dream.
Tel semble être le leitmotiv sinon la marque de fabrique de Michel Gondry. Une fabrique à rêves dont le réalisateur français s'est fait magicien pour mieux modeler et partager ses songes. Dix années se sont écoulées depuis La Lettre, court-métrage touchant qui le lança pour de bon sur le devant de la scène. Ont suivi Human Nature, en 2001, premier long qui sera suivi trois ans plus tard par le génial Eternal Sunshine of the Spotless Mind, avec le non moins génial Jim Carrey et la pétillante Kate Winslet. Puis il y eu The Science of Sleep, avec Gael Garcia Bernal et Charlotte Gainsbourg, entre autres. Autant de pellicules oniriques propres à donner aux rêves une réalité, qu'ils soient siens ou appartenant à d'autres, comme Charlie Kaufman, scénariste totalement barré de l'étrange Dans la peau de John Malkovich.
Dix ans et des poussières, émaillés de ces films si particuliers et même de publicités (Levi's, Air France, Nespresso...).
Hum, what else ?
Des clips également. On lui doit notamment quelques petits bijoux offerts à Beck, Bjork, The White Stripes, Daft Punk (Around the World, vous savez...) ou encore Radiohead (sur l'écrasant et poignant Knives Out, avec en guest Emma de Caunes). La liste est longue.

Qui qui veut jouer au docteur maboul ? =) http://fr.youtube.com/watch?v=8vgMYcMROcc
Bon, si je me suis décidé à enfin vous parlez de Gondry, c'est que  a) il fallait bien sortir de mon blog coma et que b) pour un blog "onirique" et ayant pour thème principal le rêve sous toutes ses formes, se passer d'un article sur le meilleur réalisateur français contemporain en la matière aurait été un luxe que je ne peux me payer.

Bon, en fait, il y a un petit c).
Car la grosse nouvelle, c'est que le nouveau Gondry arrive avec ses gros sabots :


Comme indiqué, il va s'appeler "Be Kind Rewind", en référence à la petite étiquette que portent les cassettes VHS qu'on peut louer dans les vidéo-clubs des Etats-Unis. Il sort le 5 mars.

Mieux que n'importe quel pitch, voici le trailer
(in engliche, por favor) : http://fr.youtube.com/watch?v=2IugKepxOyY
Si, à première vue, il s'éloigne un peu de ce à quoi le réalisateur nous avait habitué, le film s'annonce comme un probable et nouveau film culte pour toute une génération. Allez, courage, plus qu'un gros mois à attendre. Et d'ici là, d'autres films vont sortir, donc : sortez ciné !
Guillaume.

PS : A noter également que le prochain Gondry aura pour titre "The return of  the Ice kings". Un retour à la science, en quelque sorte, puisque l'idée c'est ça : des ados inventent une eau qui, quand on la boit, nous fait entendre de la musique. Encore un projet de Geo Trouve-tout alléchant...
Un article qui en parle : http://www.fantasy.fr/news/actu/4707/gondry-et-les-rois-de-glace.html







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Tue, 22 Jan 2008 12:50:00 +0100 http://dreambrother85.over-blog.com/article-15890060.html
<![CDATA[Happy New Year 2008]]> http://dreambrother85.over-blog.com/article-15893247.html
Si seulement c'était vrai. Si seulement le compteur  avait vraiment été remis à zéro...

Premier Janvier. All is quiet on New Year's day... A World in white gets underway... Un nouveau départ qui n'en a que le nom. Plutôt un vrai faux départ pour de fausses résolutions...

Ce que j'aimerais qu'un jour, le jour de l'an soit le jour où l'on dira "Je fais le rêve". Où les promesses se feront actes et où les consciences s'éveilleront.

Ouvrir les yeux. Cesser d'être des aveugles volontaires, des sourds malhonnêtes, des individus muets, recroquevillés sur eux-mêmes, bourrés de besoins inutiles, de drogues placebo et d'envies de posséder.

Ce que j'aimerais que cette année soit celle dont je rêve. Une année nouvelle où l'on se foutrait complètement des soldes, de Carla Bruni, de l'Euro 2008 et des JO de Pékin, ces vitrines des nationalismes ballonés et sans intérêt.

Hélas, cette année-là ne sera pas. On repassera.

Le sang continuera de couler, la faim de sévir, les glaces de fondre et les armes de tuer. La folie, de contaminer.

Où l'on attend la joie, le bonheur, la santé, on trouvera sans doute guerre, CO2, catastrophes écologiques et attentats.

On aimerait pouvoir dire stop, rembobiner. Mais la vie n'est pas un film. Ou alors une mauvaise série B.

Alors, même si comme tout le monde, j'espère la santé, la joie et les sourires. En ce début de nouvelle année, je fais surtout le rêve qu'un maximum de gens prenne conscience que le sol que nous foulons ne nous appartiens pas. Et que d'autres après nous voudront le fouler en respirant avec le sourire. Bonne année.

Guillaume D.

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Tue, 01 Jan 2008 14:24:00 +0100 http://dreambrother85.over-blog.com/article-15893247.html
<![CDATA[Ondes de choc]]> http://dreambrother85.over-blog.com/article-7181440.html Un arc-en-ciel bien nommé

Pour ce premier article, j'avais envie de noircir le cadre avec des couleurs. Paradoxal me direz-vous. Mais vous allez comprendre. Enfin... normalement.

In Rainbows. Si ces deux mots accolés ne provoquent pas en vous une étincelle spirituelle, c'est que, soit 1) vous êtes un extraterrestre ou/et 2) vous êtes parti, pour le compte de la NASA, en reconnaissance sur la Lune la semaine écoulée. Dans tous les cas, cela veut dire que 1) vous avez raté quelque chose de phénoménal et que 2) vous ne pouvez absolument pas être un extraterrestre. Impossible, sinon, on vous aurait mis au courant.

Piqûre de rappel. Il y a une semaine et des poussières, un extraterrestre - un vrai - lançait un message dans ce que l'on appelle le "dead air space". Un ailleurs, un entre-deux, où il se passe des choses hors du commun. Des trucs d'extraterrestres, et des messages, donc, lachés dans l'unique dessaim de provoquer une onde de choc parmi les terriens.

Le message, le voilà :

Hello everyone.
Well, the new album is finished, and it’s coming out in 10 days ;
We’ve called it In Rainbows.
Love from us all.
Jonny.

Cet extraterrestre, c'est Jonny Greenwood. Guitariste à ses heures perdues, il joue dans un groupe qu'on appelle Radiohead.

Bon, on va pas se raconter des conneries, Radiohead n'est pas un groupe, c'est plus que ça.

Il y a une semaine donc, des millions de terriens apprenaient, stupéfaits, que Radiohead se préparait à briser un silence de quatre ans à grands coups de riffs et d'Ondes Martenot. Les retrouvailles avec LE groupe du troisième type ont eu lieu mercredi, aux alentours de huit heures du matin, pour les plus chanceux.

Aux traditionnelles ruées dans les rayons de disques, les membres de Radiohead ont préféré laisser place aux clicks de souris et au téléchargement. Uniquement (Pour l'instant). L'idée : quitte à créer une onde de choc, autant qu'elle prenne des allures de révolution. Le chemin était tracé.

A l'heure où la démocratie, sous toutes les latitudes, se retrouve bafouée, le terrien radioheadien, lui, est invité à choisir le prix qu'il veut payer pour goûter à un son venu d'ailleurs. Et en grand gourmet, impossible d'y résister.

Au même instant qu'un bon million de semblables, j'ai donc découvert In Rainbows, le septième album de Radiohead. Que dire de cet opus qui n'ait pas déjà été dit ? Qu'il offre, une fois n'est pas coutume, une palette d'émotions, de sons et de terrains vierges d'exploration, prompts à éclabousser les décors blancs cassés de nos vies ? Qu'à son écoute, il suspend son auditeur hors du temps ? Qu'il est le rival direct d'OK Computer ?

La dernière interrogation mérite d'être posée, soyons clairs. Si les deux albums sont incomparables, séparés par dix années et une maturité sans cesse renouvelée, bousculée et réinventée, force est de constater qu'ils ont des atomes crochus.

La cohérence est présente, l'ambiance apaisée - mais pas les paroles, toujours aussi apocalyptiques - , moins déprimante, ce que les non-initiés avaient tendance à reprocher aux trois derniers albums. Le nouveau Radiohead en forme d'arc-en-ciel redonne des couleurs, et le sourire.

Après une soixantaine d'écoutes (en moins d'une semaine), In Rainbows reste en bouche et continue de diffuser l'ivresse des profondeurs. Celles que seul Thom Yorke parvient à dépoussiérer de sa voix transcendante. Plus planante que jamais, embrumée de sonorités épurées mais puissantes, elle se diffuse ici bas et donne corps à cet album de fort belle manière.

Les premières notes annoncent la couleur. 15 step, au rythme obsédant, arrosé d'un background albarnien, enchaine sur Bodysnatchers, à peine plus reposant, qui marque le retour des guitares dans un fracas dévastateur et fait penser à un 2+2+5 très oriental. Ca décoiffe. Puis Nude balaie les certitudes. Don't get any big ideas, they're not gonna happen. On est prévenu, mais on ne peut s'empêcher de lever les bras au ciel, pour tenter de décrocher les étoiles. Trop difficile ? Pas de panique. Thom Yorke est là pour en faire tomber une pluie. Sa voix semble d'avoir jamais été aussi magique que sur ce titre. Arrive la quatrième piste, Weird Fishes, plus connu sous le nom d'Arpeggi, souvent joué en live ces dernières années, qui reprend l'oreille par surprise. Juste quelques accords, les Ondes Martenot chères à Greenwood, et des lyrics, une fois encore, transcendantes, avec pour ultime but : s'échapper. La chute finale est brutale, mais intense. All I Need, dans la même veine, prolonge l'odyssée caverneuse vers un Faust Arp très accoustique, quasi-oriental là encore, et bercé de violons. Définitivement trop court. Juste assez spacieux pour laisser s'emboîter, raisonner en échos des mots répétés voire calqués sur le rythme sec des guitares folk. Le très jazzy et énigmatique Reckoner suivi de l'étheré House of Cards tracent le chemin vers l'une des perles de l'album : Jigsaw falling into Place. Un titre très radioheadien, qui monte crescendo, servi par un rythme frénétique, vers des altitudes lyriques obsédantes, frissonnantes. Le plongeon dans le vide est aussi surprenant que pour Arpeggi, mais cette fois, il s'agit de sauter dans la nacelle de Videotape, pour mieux s'envoler au son du piano, et du chanteur, qui s'offre là un moment d'éternité de toute beauté. No matter what happens now. You shouldn't be afraid. Because I know today has been the most perfect day I've ever seen. Du grand Thom, du grand Radiohead. Comme toujours, le spectre des chansons se superpose magnifiquement avec notre petit film à nous. Vous savez, celui qu'on a tous à l'intérieur, et où se succèdent les souvenirs, les rêves, les angoisses, les questions en suspens et les joies. Un film intense dont In Rainbows peut se vanter d'en esquisser la bande originale. Et ce qui est magique, c'est que ça marche à tous les coups.

A noter que ce retour fracassant est sans doute à mettre au crédit, pour une bonne partie, au sixième membre du groupe, le jeune producteur Nigel Godrich, dont la magie et l'intuition ont su se marier une fois encore à la perfection avec le groupe d'Oxford, après avoir fait le bonheur de Beck ou encore Air. Les influences sont évidentes.

Pour résumer, je dirais que l'ensemble offre un condensé de ce que Radiohead fait de mieux. On retrouve les frissons, cette atmosphère planante, orgasmique, les claviers, les Ondes Martenot - qui donnent ce son si particulier, étranger -, les guitares saturées, les mélodies, le rythme et surtout : la cohérence de l'oeuvre. Comme chaque album du groupe, In Rainbows est différent des autres, mais fait passer l'essentiel : un morceau d'ailleurs.

Guillaume

La tracklist :

15 STEP
BODYSNATCHERS
NUDE
WEIRD FISHES/ARPEGGI
ALL I NEED
FAUST ARP
RECKONER
HOUSE OF CARDS
JIGSAW FALLING INTO PLACE
VIDEOTAPE


Dix chansons intenses, dixclaques à savourer sans modération ! J'ai un gros faible pour Arpeggi, Nude, Jigsaw et Videotape...mais impossible pour moi de choisir. Et vous ?

Weird Fishes/Arpeggi
http://fr.youtube.com/watch?v=NKwhwgUglXg

Nude
http://fr.youtube.com/watch?v=gbXrdOwDlGc
Difficile de ne pas planer après ça... =)

Jigsaw Falling into Place   http://fr.youtube.com/watch?v=vdiboJI_bnY

Ultime lien :
http://www.inrainbows.com/Store/index2.htm

Enjoy !

PS : Comme me l'a souligné Ruddy, qui ne laisse rien au hasard, un album CD avec bonus (même si ce sont de vraies chansons, pas simplement des bonus) sortira en décembre. Pour les concerts, effectivement, tout laisse à croire qu'ils feront au moins une date en France cet été. Ca va batailler ferme. ]]>
Sun, 14 Oct 2007 13:24:00 +0200 http://dreambrother85.over-blog.com/article-7181440.html
<![CDATA[I'm on my way now]]> http://dreambrother85.over-blog.com/article-7181327.html


Hey there...

Ca fait longtemps, je sais. Tout ce temps écoulé, ces promesses de retour envolées... je suis désolé. Ca fait con de dire ça. Mais d'envol, il en était question, ces derniers jours. Et comme il fallait bien atterrir un jour, alors me voilà de retour. L'esprit légèrement embrumé, évidemment, mais je présume que c'est le prix à payer après une ballade stratosphérique émaillée de rêves.

Je viens d'en réaliser un, pendant les grandes vacances. Des vacances de grand, en fait. A bosser, à apprendre un métier. C'est curieux l'impression qu'on a quand on sort d'un rêve, vous trouvez pas ? On abandonne ses repères illusoires, on voudrait bien y retourner, mais on est coincé dans la réalité. Prisonniers, en quelque sorte.

C'est curieux aussi, comment, après une cinquantaine d'articles parus dans un journal, on peut se retrouver idiot, devant une page blanche, sans être capable d'aligner trois phrases inspirées. Dans ce grand blanc où mon semblant d'inspiration se voit muselé, baillonné, par le doute et les pensées en pointillés, c'est tellement difficile de remettre de la couleur.

Dans ce vide existentiel, j'y collerai bien un arc-en-ciel. Même artificiel. Sans épines. Là, tout de suite. Mais c'est pas aussi simple. Il suffit pas de plisser les yeux comme le ferait Hiro Nakamura. D'autant que je risquerais de me retrouver à Times Square illico...

Je ne vais donc pas vous mentir, si je me suis fait rare depuis si longtemps, c'est pas seulement par manque de temps. C'est aussi à cause de ce manque de couleurs dans ma tête. J'ai beau lancer des recherches, des fusées de détresse sur internet, je n'arrive pas à retrouver l'indigo qui m'inspirait tant il y a pourtant si peu.

Voyez-vous, j'ai les neurones voyageurs. Et quand vous laissez voguer votre esprit, il a tendance à vous jouer des tours, à s'égarer, à ne plus revenir. Amnésique ou lunaire, je sais pas trop là où se situe mon cas. Si quelqu'un pouvait m'aider à faire la lumière sur ce mystère, ce serait sympa.

Mais, en attendant, comme je n'ai pas oublié comment fonctionne mon MacBook, je reprends l'écriture de ce blog. Merci aux âmes indulgentes de ne pas me tenir rigueur pour cette "absence" de couleurs susmentionnée.

And don't forget...don't get any big ideas : they're not gonna happen.

Guillaume


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Sun, 14 Oct 2007 13:05:04 +0200 http://dreambrother85.over-blog.com/article-7181327.html
<![CDATA[Tonton est de retour !]]> http://dreambrother85.over-blog.com/article-6788231.html UNKLE, toujours un succès... Ce n'est plus un secret, tous les aficionados du genre l'attendent depuis déjà un bon moment : le nouvel album d'UNKLE arrive. Et il va faire mal ! UNKLE, c'est un peu LA référence en matière d'abstract hip-hop, ce courant dont il est l'un des précurseurs et des plus célèbres agitateurs depuis la fin du siècle dernier. Waouh, tout de suite, ça en jette...mais croyez-moi, plus classieux...y'a pas ! L'abstract, c'est une sorte de mélange entre electro, trip-hop, rock et hip-hop, mais plutôt sans message ni revendication. L'idée, c'est le son, c'est de mêler différentes influences et artistes, et d'en sortir des mix aventureux. Et dans ce domaine, UNKLE a sû s'imposer aux côtés d'autres collectifs et artistes comme DJ Shadow, le russe DJ Vadim, ou encore l'excelleeeent Wax Tailor, le prince de l'abstract made in France, reconnu avec Tales of the Forgotten Melodies, et qui vient par ailleurs de sortir un nouvel opus... Le premier album d'UNKLE, intitulé Psyence Fiction, avait créé un séisme sonore en 1998, l'onde de choc emportant sur son passage l'enthousiasme de la critique et l'adhésion de nombreux DJ's qui s'empressèrent d'en bourrer leurs playlists. Il faut dire que pour un coup d'essai, James Lavelle, le boss du label Mo'Wax, avait réussi un véritable coup de maitre en réunissant sur une seule galette : Thom Yorke (Radiohead), DJ Shadow, et Richard Ashcroft (ex-The Verve)...excusez du peu... Tout ceci pour des morceaux planants, voire bouleversants, nous faisant glisser sur de longues plages aériennes et des rythmes entêtants à souhait. Presque dix ans après, et deux autres sets bien balancés, UNKLE nous revient avec War Stories. Un titre qui porte bien son nom, puisque l'album se présente comme une véritable arme de destruction massive ! Rien que ça... Au programme, des guests de renom comme 3D, de Massive Attack, Josh Homme, de Queens of the Stone Age, Ian Astbury, ou encore Gavin Clark, pour un résultat qui résonne comme une claque dont il sera difficile de s'en remettre... J'ai eu la chance d'en découvrir le contenu, et je suis tombé de ma chaise ! Ca commence calmement, avec les habituelles intro au piano, puis ça vous lâche des riffs de malades (bon, ok j'exagère un peu), et un rythme d'enfer (là c'est vrai), berçés par des voix obsédantes et bien aériennes, comme il faut. Non, vraiment, cet album est une tuerie, et risque fort de faire parler de lui. En bien. En très bien, même. J'ose même pas imaginer les sets live qui vont suivre pendant l'été...brrr...j'en ai des frissons à l'avance. Bon, il va falloir patienter un 'tit peu, mais si le suspense est trop écrasant, faites-moi signe ;-) Sinon, n'hésitez pas à écouter Pop Rock Station sur RTL2, le soir, entre 21h et minuit, y'a mon tonton Z qui passe de temps en temps le premier single (explosif) Burn my shadow, en avant-première. Hummm...sympa, non ? (c) Guillaume D. Allez, cadeau : le clip du premier single : http://www.youtube.com/watch?v=BSsMGNwYDdg Rabbit in your headlights (avec Thom Yorke) : http://www.youtube.com/watch?v=5Q3uSnFXI2A Lonely Soul, avec Richard Ashcroft : http://www.youtube.com/watch?v=__r0gwxzeVE War Stories sort en Juillet.]]> Wed, 13 Jun 2007 00:39:34 +0200 http://dreambrother85.over-blog.com/article-6788231.html <![CDATA[J'vous ai pas dit !]]> http://dreambrother85.over-blog.com/article-6788135.html Jeff Buckley : acte II Juste une petite précision concernant Jeff, car oui, j'avais oublié, certes volontairement, de vous en toucher un mot dans l'article du 21 mai ! Alors voilà : un biopic, vous savez, un de ces films qui racontent la vie d'une personnalité, devrait voir le jour prochainement. Longtemps réticente à l'idée de laisser d'horribles producteurs  hollywoodiens s'emparer de la vie de Jeff pour en faire un film, Mary Guibert, la mère de JB, s'est finalement laissée convaincre par l'idée, devant le résultat plus que réussi de Walk the Line, qui retrace avec brio la vie de Johnny Cash. Et puis bon, l'argent semblant être partie prenante dans le projet (bah oui, on va pas se voiler la face), Mary co-produira le film avec Michelle Sy. Elle a confié l'écriture du script à Brian Jun, un jeune réalisateur à qui elle a offert le privilège de fouiller dans ses archives. Le veinard... Aux dernières nouvelles, le casting n'a toujours pas été arrêté. Oui, j'vous dis...on n'est pas loin de la zone 51, et des chinois du FBI. Enfin bon...des rumeurs ont filtré, car on le sait...la vérité est toujours ailleurs...Ah ah ! Le movie s'intitulera probablement Mystery White Boy, et devrait sortir vraisemblablement fin 2008, voire au printemps 2009. Juste le temps d'écouler les CD, et le prochain DVD d'Amazing Grace, le docu qui se fait attendre cruellement...Business is business... Mais qui donc jouera le rôle de Jeff ? Mystère-et-boule-de-gomme... On a parlé de Brad Pitt, qui est un des plus illustres fans du chanteur, mais toutes les parties concernées ont démenti ! Du coup...bah on sait pas ! Moi j'avais pensé initialement à Josh Hartnett, pour son attitude, mais il va déjà jouer le rôle de Chet Baker (le film fera l'objet d'un autre article bientôt ;-) ). Alors, les soupçons se portent maintenant avec insistance sur cet homme : James Franco, aka Harry Osborn, dans Spiderman.  Avouez que la ressemblance est troublante...  ]]> Wed, 13 Jun 2007 00:10:53 +0200 http://dreambrother85.over-blog.com/article-6788135.html