

"Celui qui contrôle les médias contrôle les esprits"
Jim Morrison
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Qui qui veut jouer au docteur maboul ? =)


Jeff Buckley : acte II
Juste une petite précision concernant Jeff, car oui, j'avais oublié, certes volontairement, de vous en toucher un mot dans l'article du 21 mai !
Alors voilà : un biopic, vous savez, un de ces films qui racontent la vie d'une personnalité, devrait voir le jour prochainement.
Longtemps réticente à l'idée de laisser d'horribles producteurs hollywoodiens s'emparer de la vie de Jeff pour en faire un film, Mary Guibert, la mère de JB, s'est finalement laissée convaincre par l'idée, devant le résultat plus que réussi de Walk the Line, qui retrace avec brio la vie de Johnny Cash.
Et puis bon, l'argent semblant être partie prenante dans le projet (bah oui, on va pas se voiler la face), Mary co-produira le film avec Michelle Sy. Elle a confié l'écriture du script à Brian Jun, un jeune réalisateur à qui elle a offert le privilège de fouiller dans ses archives. Le veinard...
Aux dernières nouvelles, le casting n'a toujours pas été arrêté. Oui, j'vous dis...on n'est pas loin de la zone 51, et des chinois du FBI. Enfin bon...des rumeurs ont filtré, car on le sait...la vérité est toujours ailleurs...Ah ah !
Le movie s'intitulera probablement Mystery White Boy, et devrait sortir vraisemblablement fin 2008, voire au printemps 2009. Juste le temps d'écouler les CD, et le prochain DVD d'Amazing Grace, le docu qui se fait attendre cruellement...Business is business...
Mais qui donc jouera le rôle de Jeff ? Mystère-et-boule-de-gomme...
On a parlé de Brad Pitt, qui est un des plus illustres fans du chanteur, mais toutes les parties concernées ont démenti ! Du coup...bah on sait pas !
Moi j'avais pensé initialement à Josh Hartnett, pour son attitude, mais il va déjà jouer le rôle de Chet Baker (le film fera l'objet d'un autre article bientôt ;-) ).
Alors, les soupçons se portent maintenant avec insistance sur cet homme : James Franco, aka Harry Osborn, dans Spiderman.


Avouez que la ressemblance est troublante...
Tombé du ciel...
Vous n'avez jamais remarqué ? Il arrive parfois après vous être installé dans votre banquette, dans un cinéma de quartier, et après avoir incliné la tête, que vous vous mettiez à rêver.
Le grand écran noir prend alors des allures de ciel et, avec un peu de chance, des anges y apparaissent et se mettent à jouer.
Le cinéma, c'est cette toile constellée d'étoiles, certaines y brillant plus que d'autres. Il arrive même que certaines de ces fabuleuses nébuleuses se fassent filantes, au détour d'une scène, alors que l'on s'y attend le moins. Comme pour nous surprendre. On aimerait alors les suivre des yeux, pour toujours, et les contempler à nouveau, avec toujours le même plaisir.
Ce plaisir, je l'ai éprouvé en m'émerveillant devant :
"Les Ailes du Désir", de Wim Wenders.
Cette pellicule n'est pas un film. C'est un rêve.
J'ai déjà ressenti du bonheur en me faisant une toile, mais là...c'est autre chose. Inexplicable. Bouleversant.
Pour la première fois, le générique de fin défilant sous mes pupilles encore humides, une pensée terrible s'est mise à scintiller dans mon esprit. J'étais triste. Triste à l'idée qu'un jour, mes yeux ne puissent plus se délecter d'un tel rêve.
C'est un sentiment puissant, qui vous envahit, vous serrant la gorge, pour finalement vous laisser sourire d'être encore là.
Il me faut donc vous parler des Ailes du Désir. Il est difficile de retranscrire des émotions avec des mots, pour ne pas dire impossible, mais on peut s'amuser à essayer, non ?
Alors, allez-y, embarquez sur le radeau, et laissez-vous bercer par le clapotement du flot de sentiments qu'a éveillé en moi ce film. Ou plutôt ce rêve...
Fermez les yeux. Imaginez deux anges, Damiel et Cassiel, déambulant dans un autre monde, si loin, si proche du nôtre. Un monde en noir et blanc, hanté par nos pensées et nos murmures. Un monde à part sans saveur ni odeur, mais où l'esprit résonne et où les ailes tentent de guérir nos malheurs ancrés dans un monde, lui, bien en couleurs.
Quand l'idée lui a prit de tourner ce long-métrage, Wim Wenders, le réalisateur allemand, se demandait comment les montrer, ces anges invisibles à nos yeux, mais pourtant bien là, à nos côtés... Et puis, il s'est aperçu qu'en réalité, le vrai problème, c'était plutôt comment eux nous voyaient :
"Le point de vue du film était celui des anges. Quel serait le regard d'un ange ? Impossible de l'imaginer. Alors comment traduire ce dilemme avec la caméra ?"
Jean Cocteau disait : "Le cinéma, c'est de l'écriture moderne dont l'encre est la lumière". Et de lumière, il en est formidablement question à chaque instant du film, à chaque séquence, à chaque plan.
Sorti en 1987, Der Himmel Übber Berlin, le titre original, n'aurait sans doute pas été rendu aussi onirique et poétique sans la grâce d'Henri Alekan, le directeur de la photographie. Il a su insuffler aux idées de Wenders, et de Peter Handke, l'autre scénariste, cette magie que seule la lumière et les images peuvent exprimer.
Des images alternant couleurs et noir-et-blanc, dépeignant un Berlin encore humilié par son Mur, et plongeant l'esprit en contre-plongée dans deux univers différents, bercés de sonorités nuancées.
Damiel, joué remarquablement par Bruno Ganz - tentez de jouer le rôle d'un ange ! -, également acteur principal du plus controversé "La Chute" (Der Untergang), sorti en 2005, fait part à son alter-ego-ami Cassiel de son désir d'éprouver lui aussi, un jour, des sentiments humains. Et de troquer ses ailes contre une vie en couleurs, et un regard sonnant en écho de la belle Marion, trapéziste ailée jouée par la regrettée Solveig Dommartin.
Quelle sera alors sa surprise lorsqu'une rencontre des plus étonnantes viendra bouleverser son existence !
Servi par une distribution idéale, le rêve n'en sera que plus beau.
I can't see you...but I know you're here...
Outre des plans délicieux, mis en lumière avec la grâce et le talent d'Alekan, Les Ailes du Désir est aussi une oeuvre poétique touchante qui ne peut que vous toucher au coeur. Mes mots ne peuvent vous le décrire assez bien, je vous conseille donc...non, je vous demande... de voir ce film. Vous ne serez vraiment pas déçus, je vous le promets.
Der Himmel Übber Berlin est le plus beau film que j'ai jamais eu la chance de voir.
J'applaudis même avec les pieds !
A défaut d'avoir des ailes...
Cet article est dédié à un ange, bien réel...
(c) Guillaume D.
"Lorsque l'enfant était enfant, il marchait les bras ballants, voulait que le ruisseau soit rivière et la rivière fleuve, que cette flaque soit la mer... Lorsque l'enfant était enfant, il ne savait aps qu'i létait enfant, tout pour lui avait une âme et toutes les âmes étaient une... Lorsque l'enfant était enfant, il n'avait d'opinion sur rien, il n'avait pas d'habitudes, il s'asseyait en tailleur, démarrait en courant, avait une mèche rebelle et ne faisait pas de mines quand on le photographiait..."
"Lorsque l'enfant était enfant, ce fut le temps des questions suivantes: pourquoi suis-je moi, et pourquoi pas toi ? Pourquoi suis-je ici et pourquoi pas là ? Quand commence le temps et où finit l'espace ? La vie sous le soleil n'est-elle pas un rêve ? Ce que je vois, entend, sens, n'est-ce pas simplement l'apparence d'un monde devant le monde ? Le mal existe-t-il vraiment et des gens qui sont vraiment les mauvais ? comment se fait-il que moi, qui suis moi, avant de devenir, je n'étais pas, et qu'un jour moi, qui suis moi, je ne serai plus ce moi que je suis ?" .
(paroles tirées du film - ouverture- )
- Compañero !

Tú me acostumbraste
Tú me acostumbraste
A todas esas cosas
Y tú me enseñaste
Que son maravillosas
Sutil llegaste a mí
Como la tentación
Llenando de anxiedad
Mi corazón
Yo no concebía
Como se queria
En tu mundo raro
Y por to aprendi
Por eso me pregunto
Al ver que me olvidaste
Por qué no me enseñaste
Cómo se vive... Sin ti?
C'est comme une chanson. Comme un film, que j'ai vu deux fois, et que je vais me dépêcher d'aller voir une troisième fois. Comme une histoire, qui fait saigner, qui fait réfléchir, et vous ouvre les yeux sur un monde où la folie a pris le pas sur l'amour. Mais que reste t-il donc après l'amour ?
Je n'écrirai pas sur Babel. Je l'ai déjà fait. Et puis, ce ne serait qu'éloge...et il y en a suffisamment dans ce blog. J'avais juste envie de parler de cette chanson, et du flot de sentiments qu'elle soulève en moi. C'est comme le calme après l'orage. Comme le ressac sur un brise-lames, ou sur des galets. Le tumulte fantôme finit de murmurer avant de s'évanouir en un souvenir qui ne survivra que dans un gros coquillage. On y glissera l'oreille, pour tenter de l'ouïr...mais le seul souvenir qui demeurera sera celui d'un coeur qui bat.
Babel, c'est ce sentiment, mélangé à d'autres. Cette chanson, "tu me acostumbraste", l'illustre bien, je trouve. Avec les images projetées sur le grand écran noir, les vagues naissent dans les yeux, mais c'est le coeur qui ruissèle. Le film Paris Je t'aime, à sa manière, m'avait procuré la même sensation. Là, l'émotion est plus forte encore, car interprétée avec toute la sincérité qu'elle peut exiger.
Pour aller voir Babel, certes il est un peu tard...mais dès que vous le pourrez, louez-le, mieux : faites-en l'acquisition. A défaut de trouver la clé du langage, vous trouverez celle de votre coeur. Babel n'est pas un film, c'est un bonheur.
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