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Mardi 1 janvier 2008
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Si seulement c'était vrai. Si seulement le compteur  avait vraiment été remis à zéro...

Premier Janvier. All is quiet on New Year's day... A World in white gets underway... Un nouveau départ qui n'en a que le nom. Plutôt un vrai faux départ pour de fausses résolutions...

Ce que j'aimerais qu'un jour, le jour de l'an soit le jour où l'on dira "Je fais le rêve". Où les promesses se feront actes et où les consciences s'éveilleront.

Ouvrir les yeux. Cesser d'être des aveugles volontaires, des sourds malhonnêtes, des individus muets, recroquevillés sur eux-mêmes, bourrés de besoins inutiles, de drogues placebo et d'envies de posséder.

Ce que j'aimerais que cette année soit celle dont je rêve. Une année nouvelle où l'on se foutrait complètement des soldes, de Carla Bruni, de l'Euro 2008 et des JO de Pékin, ces vitrines des nationalismes ballonés et sans intérêt.

Hélas, cette année-là ne sera pas. On repassera.

Le sang continuera de couler, la faim de sévir, les glaces de fondre et les armes de tuer. La folie, de contaminer.

Où l'on attend la joie, le bonheur, la santé, on trouvera sans doute guerre, CO2, catastrophes écologiques et attentats.

On aimerait pouvoir dire stop, rembobiner. Mais la vie n'est pas un film. Ou alors une mauvaise série B.

Alors, même si comme tout le monde, j'espère la santé, la joie et les sourires. En ce début de nouvelle année, je fais surtout le rêve qu'un maximum de gens prenne conscience que le sol que nous foulons ne nous appartiens pas. Et que d'autres après nous voudront le fouler en respirant avec le sourire. Bonne année.

Guillaume D.


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Dimanche 14 octobre 2007
Un arc-en-ciel bien nommé

Pour ce premier article, j'avais envie de noircir le cadre avec des couleurs. Paradoxal me direz-vous. Mais vous allez comprendre. Enfin... normalement.

In Rainbows. Si ces deux mots accolés ne provoquent pas en vous une étincelle spirituelle, c'est que, soit 1) vous êtes un extraterrestre ou/et 2) vous êtes parti, pour le compte de la NASA, en reconnaissance sur la Lune la semaine écoulée. Dans tous les cas, cela veut dire que 1) vous avez raté quelque chose de phénoménal et que 2) vous ne pouvez absolument pas être un extraterrestre. Impossible, sinon, on vous aurait mis au courant.

Piqûre de rappel. Il y a une semaine et des poussières, un extraterrestre - un vrai - lançait un message dans ce que l'on appelle le "dead air space". Un ailleurs, un entre-deux, où il se passe des choses hors du commun. Des trucs d'extraterrestres, et des messages, donc, lachés dans l'unique dessaim de provoquer une onde de choc parmi les terriens.

Le message, le voilà :

Hello everyone.
Well, the new album is finished, and it’s coming out in 10 days ;
We’ve called it In Rainbows.
Love from us all.
Jonny.

Cet extraterrestre, c'est Jonny Greenwood. Guitariste à ses heures perdues, il joue dans un groupe qu'on appelle Radiohead.

Bon, on va pas se raconter des conneries, Radiohead n'est pas un groupe, c'est plus que ça.

Il y a une semaine donc, des millions de terriens apprenaient, stupéfaits, que Radiohead se préparait à briser un silence de quatre ans à grands coups de riffs et d'Ondes Martenot. Les retrouvailles avec LE groupe du troisième type ont eu lieu mercredi, aux alentours de huit heures du matin, pour les plus chanceux.

Aux traditionnelles ruées dans les rayons de disques, les membres de Radiohead ont préféré laisser place aux clicks de souris et au téléchargement. Uniquement (Pour l'instant). L'idée : quitte à créer une onde de choc, autant qu'elle prenne des allures de révolution. Le chemin était tracé.

A l'heure où la démocratie, sous toutes les latitudes, se retrouve bafouée, le terrien radioheadien, lui, est invité à choisir le prix qu'il veut payer pour goûter à un son venu d'ailleurs. Et en grand gourmet, impossible d'y résister.

Au même instant qu'un bon million de semblables, j'ai donc découvert In Rainbows, le septième album de Radiohead. Que dire de cet opus qui n'ait pas déjà été dit ? Qu'il offre, une fois n'est pas coutume, une palette d'émotions, de sons et de terrains vierges d'exploration, prompts à éclabousser les décors blancs cassés de nos vies ? Qu'à son écoute, il suspend son auditeur hors du temps ? Qu'il est le rival direct d'OK Computer ?

La dernière interrogation mérite d'être posée, soyons clairs. Si les deux albums sont incomparables, séparés par dix années et une maturité sans cesse renouvelée, bousculée et réinventée, force est de constater qu'ils ont des atomes crochus.

La cohérence est présente, l'ambiance apaisée - mais pas les paroles, toujours aussi apocalyptiques - , moins déprimante, ce que les non-initiés avaient tendance à reprocher aux trois derniers albums. Le nouveau Radiohead en forme d'arc-en-ciel redonne des couleurs, et le sourire.

Après une soixantaine d'écoutes (en moins d'une semaine), In Rainbows reste en bouche et continue de diffuser l'ivresse des profondeurs. Celles que seul Thom Yorke parvient à dépoussiérer de sa voix transcendante. Plus planante que jamais, embrumée de sonorités épurées mais puissantes, elle se diffuse ici bas et donne corps à cet album de fort belle manière.

Les premières notes annoncent la couleur. 15 step, au rythme obsédant, arrosé d'un background albarnien, enchaine sur Bodysnatchers, à peine plus reposant, qui marque le retour des guitares dans un fracas dévastateur et fait penser à un 2+2+5 très oriental. Ca décoiffe. Puis Nude balaie les certitudes. Don't get any big ideas, they're not gonna happen. On est prévenu, mais on ne peut s'empêcher de lever les bras au ciel, pour tenter de décrocher les étoiles. Trop difficile ? Pas de panique. Thom Yorke est là pour en faire tomber une pluie. Sa voix semble d'avoir jamais été aussi magique que sur ce titre. Arrive la quatrième piste, Weird Fishes, plus connu sous le nom d'Arpeggi, souvent joué en live ces dernières années, qui reprend l'oreille par surprise. Juste quelques accords, les Ondes Martenot chères à Greenwood, et des lyrics, une fois encore, transcendantes, avec pour ultime but : s'échapper. La chute finale est brutale, mais intense. All I Need, dans la même veine, prolonge l'odyssée caverneuse vers un Faust Arp très accoustique, quasi-oriental là encore, et bercé de violons. Définitivement trop court. Juste assez spacieux pour laisser s'emboîter, raisonner en échos des mots répétés voire calqués sur le rythme sec des guitares folk. Le très jazzy et énigmatique Reckoner suivi de l'étheré House of Cards tracent le chemin vers l'une des perles de l'album : Jigsaw falling into Place. Un titre très radioheadien, qui monte crescendo, servi par un rythme frénétique, vers des altitudes lyriques obsédantes, frissonnantes. Le plongeon dans le vide est aussi surprenant que pour Arpeggi, mais cette fois, il s'agit de sauter dans la nacelle de Videotape, pour mieux s'envoler au son du piano, et du chanteur, qui s'offre là un moment d'éternité de toute beauté. No matter what happens now. You shouldn't be afraid. Because I know today has been the most perfect day I've ever seen. Du grand Thom, du grand Radiohead. Comme toujours, le spectre des chansons se superpose magnifiquement avec notre petit film à nous. Vous savez, celui qu'on a tous à l'intérieur, et où se succèdent les souvenirs, les rêves, les angoisses, les questions en suspens et les joies. Un film intense dont In Rainbows peut se vanter d'en esquisser la bande originale. Et ce qui est magique, c'est que ça marche à tous les coups.

A noter que ce retour fracassant est sans doute à mettre au crédit, pour une bonne partie, au sixième membre du groupe, le jeune producteur Nigel Godrich, dont la magie et l'intuition ont su se marier une fois encore à la perfection avec le groupe d'Oxford, après avoir fait le bonheur de Beck ou encore Air. Les influences sont évidentes.

Pour résumer, je dirais que l'ensemble offre un condensé de ce que Radiohead fait de mieux. On retrouve les frissons, cette atmosphère planante, orgasmique, les claviers, les Ondes Martenot - qui donnent ce son si particulier, étranger -, les guitares saturées, les mélodies, le rythme et surtout : la cohérence de l'oeuvre. Comme chaque album du groupe, In Rainbows est différent des autres, mais fait passer l'essentiel : un morceau d'ailleurs.

Guillaume


La tracklist :

15 STEP
BODYSNATCHERS
NUDE
WEIRD FISHES/ARPEGGI
ALL I NEED
FAUST ARP
RECKONER
HOUSE OF CARDS
JIGSAW FALLING INTO PLACE
VIDEOTAPE


Dix chansons intenses, dixclaques à savourer sans modération ! J'ai un gros faible pour Arpeggi, Nude, Jigsaw et Videotape...mais impossible pour moi de choisir. Et vous ?

Weird Fishes/Arpeggi
http://fr.youtube.com/watch?v=NKwhwgUglXg

Nude
http://fr.youtube.com/watch?v=gbXrdOwDlGc
Difficile de ne pas planer après ça... =)

Jigsaw Falling into Place
 


Ultime lien :
http://www.inrainbows.com/Store/index2.htm

Enjoy !

PS : Comme me l'a souligné Ruddy, qui ne laisse rien au hasard, un album CD avec bonus (même si ce sont de vraies chansons, pas simplement des bonus) sortira en décembre. Pour les concerts, effectivement, tout laisse à croire qu'ils feront au moins une date en France cet été. Ca va batailler ferme.
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Dimanche 14 octobre 2007



Hey there...

Ca fait longtemps, je sais. Tout ce temps écoulé, ces promesses de retour envolées... je suis désolé. Ca fait con de dire ça. Mais d'envol, il en était question, ces derniers jours. Et comme il fallait bien atterrir un jour, alors me voilà de retour. L'esprit légèrement embrumé, évidemment, mais je présume que c'est le prix à payer après une ballade stratosphérique émaillée de rêves.

Je viens d'en réaliser un, pendant les grandes vacances. Des vacances de grand, en fait. A bosser, à apprendre un métier. C'est curieux l'impression qu'on a quand on sort d'un rêve, vous trouvez pas ? On abandonne ses repères illusoires, on voudrait bien y retourner, mais on est coincé dans la réalité. Prisonniers, en quelque sorte.

C'est curieux aussi, comment, après une cinquantaine d'articles parus dans un journal, on peut se retrouver idiot, devant une page blanche, sans être capable d'aligner trois phrases inspirées. Dans ce grand blanc où mon semblant d'inspiration se voit muselé, baillonné, par le doute et les pensées en pointillés, c'est tellement difficile de remettre de la couleur.

Dans ce vide existentiel, j'y collerai bien un arc-en-ciel. Même artificiel. Sans épines. Là, tout de suite. Mais c'est pas aussi simple. Il suffit pas de plisser les yeux comme le ferait Hiro Nakamura. D'autant que je risquerais de me retrouver à Times Square illico...

Je ne vais donc pas vous mentir, si je me suis fait rare depuis si longtemps, c'est pas seulement par manque de temps. C'est aussi à cause de ce manque de couleurs dans ma tête. J'ai beau lancer des recherches, des fusées de détresse sur internet, je n'arrive pas à retrouver l'indigo qui m'inspirait tant il y a pourtant si peu.

Voyez-vous, j'ai les neurones voyageurs. Et quand vous laissez voguer votre esprit, il a tendance à vous jouer des tours, à s'égarer, à ne plus revenir. Amnésique ou lunaire, je sais pas trop là où se situe mon cas. Si quelqu'un pouvait m'aider à faire la lumière sur ce mystère, ce serait sympa.

Mais, en attendant, comme je n'ai pas oublié comment fonctionne mon MacBook, je reprends l'écriture de ce blog. Merci aux âmes indulgentes de ne pas me tenir rigueur pour cette "absence" de couleurs susmentionnée.

And don't forget...don't get any big ideas : they're not gonna happen.

Guillaume


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Mercredi 13 juin 2007

UNKLE, toujours un succès...

Ce n'est plus un secret, tous les aficionados du genre l'attendent depuis déjà un bon moment : le nouvel album d'UNKLE arrive. Et il va faire mal !

UNKLE, c'est un peu LA référence en matière d'abstract hip-hop, ce courant dont il est l'un des précurseurs et des plus célèbres agitateurs depuis la fin du siècle dernier. Waouh, tout de suite, ça en jette...mais croyez-moi, plus classieux...y'a pas !

L'abstract, c'est une sorte de mélange entre electro, trip-hop, rock et hip-hop, mais plutôt sans message ni revendication. L'idée, c'est le son, c'est de mêler différentes influences et artistes, et d'en sortir des mix aventureux.

Et dans ce domaine, UNKLE a sû s'imposer aux côtés d'autres collectifs et artistes comme DJ Shadow, le russe DJ Vadim, ou encore l'excelleeeent Wax Tailor, le prince de l'abstract made in France, reconnu avec Tales of the Forgotten Melodies, et qui vient par ailleurs de sortir un nouvel opus...

Le premier album d'UNKLE, intitulé Psyence Fiction, avait créé un séisme sonore en 1998, l'onde de choc emportant sur son passage l'enthousiasme de la critique et l'adhésion de nombreux DJ's qui s'empressèrent d'en bourrer leurs playlists.

Il faut dire que pour un coup d'essai, James Lavelle, le boss du label Mo'Wax, avait réussi un véritable coup de maitre en réunissant sur une seule galette : Thom Yorke (Radiohead), DJ Shadow, et Richard Ashcroft (ex-The Verve)...excusez du peu... Tout ceci pour des morceaux planants, voire bouleversants, nous faisant glisser sur de longues plages aériennes et des rythmes entêtants à souhait.

Presque dix ans après, et deux autres sets bien balancés, UNKLE nous revient avec War Stories. Un titre qui porte bien son nom, puisque l'album se présente comme une véritable arme de destruction massive ! Rien que ça...

Au programme, des guests de renom comme 3D, de Massive Attack, Josh Homme, de Queens of the Stone Age, Ian Astbury, ou encore Gavin Clark, pour un résultat qui résonne comme une claque dont il sera difficile de s'en remettre...

J'ai eu la chance d'en découvrir le contenu, et je suis tombé de ma chaise !

Ca commence calmement, avec les habituelles intro au piano, puis ça vous lâche des riffs de malades (bon, ok j'exagère un peu), et un rythme d'enfer (là c'est vrai), berçés par des voix obsédantes et bien aériennes, comme il faut.

Non, vraiment, cet album est une tuerie, et risque fort de faire parler de lui. En bien. En très bien, même.

J'ose même pas imaginer les sets live qui vont suivre pendant l'été...brrr...j'en ai des frissons à l'avance.

Bon, il va falloir patienter un 'tit peu, mais si le suspense est trop écrasant, faites-moi signe ;-)

Sinon, n'hésitez pas à écouter Pop Rock Station sur RTL2, le soir, entre 21h et minuit, y'a mon tonton Z qui passe de temps en temps le premier single (explosif) Burn my shadow, en avant-première. Hummm...sympa, non ?

(c) Guillaume D.

Allez, cadeau : le clip du premier single : http://www.youtube.com/watch?v=BSsMGNwYDdg

Rabbit in your headlights (avec Thom Yorke) : http://www.youtube.com/watch?v=5Q3uSnFXI2A

Lonely Soul, avec Richard Ashcroft :

http://www.youtube.com/watch?v=__r0gwxzeVE

War Stories sort en Juillet.

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Mercredi 13 juin 2007

Jeff Buckley : acte II

Juste une petite précision concernant Jeff, car oui, j'avais oublié, certes volontairement, de vous en toucher un mot dans l'article du 21 mai !

Alors voilà : un biopic, vous savez, un de ces films qui racontent la vie d'une personnalité, devrait voir le jour prochainement.

Longtemps réticente à l'idée de laisser d'horribles producteurs  hollywoodiens s'emparer de la vie de Jeff pour en faire un film, Mary Guibert, la mère de JB, s'est finalement laissée convaincre par l'idée, devant le résultat plus que réussi de Walk the Line, qui retrace avec brio la vie de Johnny Cash.

Et puis bon, l'argent semblant être partie prenante dans le projet (bah oui, on va pas se voiler la face), Mary co-produira le film avec Michelle Sy. Elle a confié l'écriture du script à Brian Jun, un jeune réalisateur à qui elle a offert le privilège de fouiller dans ses archives. Le veinard...

Aux dernières nouvelles, le casting n'a toujours pas été arrêté. Oui, j'vous dis...on n'est pas loin de la zone 51, et des chinois du FBI. Enfin bon...des rumeurs ont filtré, car on le sait...la vérité est toujours ailleurs...Ah ah !

Le movie s'intitulera probablement Mystery White Boy, et devrait sortir vraisemblablement fin 2008, voire au printemps 2009. Juste le temps d'écouler les CD, et le prochain DVD d'Amazing Grace, le docu qui se fait attendre cruellement...Business is business...

Mais qui donc jouera le rôle de Jeff ? Mystère-et-boule-de-gomme...

On a parlé de Brad Pitt, qui est un des plus illustres fans du chanteur, mais toutes les parties concernées ont démenti ! Du coup...bah on sait pas !

Moi j'avais pensé initialement à Josh Hartnett, pour son attitude, mais il va déjà jouer le rôle de Chet Baker (le film fera l'objet d'un autre article bientôt ;-) ).

Alors, les soupçons se portent maintenant avec insistance sur cet homme : James Franco, aka Harry Osborn, dans Spiderman.

 Avouez que la ressemblance est troublante...

 

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