Pensée du jour

"Celui qui contrôle les médias contrôle les esprits"

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Vendredi 19 janvier 2007

On n'est pas les plus malheureux...

Si on pouvait réduire la population du monde en un village de 100 personnes tout en maintenant les proportions de tous les peuples existants sur la terre, ce village serait ainsi composé :
57 asiatiques
21 européens
14 américains (Nord, Centre et Sud)
8 africains

Il y aurait :
52 femmes et 48 hommes
30 blancs et 70 non blancs
30 chrétiens et 70 non chrétiens
89 hétérosexuels et 11 homosexuels
6 personnes posséderaient 59% de la richesse totale et tous les 6 seraient originaires des USA
80 vivraient dans des mauvaises maisons
70 seraient analphabètes
50 souffriraient de malnutrition
1 serait en train de mourir
1 serait en train de naître
1 posséderait un ordinateur
1 (oui, un seulement) aurait un diplôme universitaire

Si on considère le monde de cette manière, le besoin d'accepter et de comprendre devient évident.

Prenez en considération aussi ceci :
* Si vous vous êtes levé ce matin avec plus de santé que de maladie, vous êtes plus chanceux que le million de personnes qui ne verra pas la semaine prochaine.
* Si vous n'avez jamais été dans le danger d'une bataille, la solitude de l'emprisonnement, l'agonie de la torture, l'étau de la faim, vous êtes mieux que 500 millions de personnes.
* Si vous pouvez aller à l'église sans peur d'être menacé, torturé ou tué, vous avez une meilleure chance que 3 milliards de personnes.
* Si vous avez de la nourriture dans votre frigo, des habits sur vous, un toit sur votre tête et un endroit pour dormir, vous êtes plus riche que les 75% des habitants de la terre.
* Si vous avez de l'argent à la banque, dans votre portefeuille et de la monnaie dans une petite boite, vous faite partie du 8% les plus privilégiés du monde.
* Si vos parents sont encore vivants et toujours mariés, vous êtes des personnes réellement rares.
* Si vous lisez ce texte, vous ne faites pas partie des deux milliards de personnes qui ne savent pas lire.

On a tous nos petits tracas, mais avec un peu de foi en l'autre, et d'amour, tout s'éclaircit. A méditer.

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Vendredi 19 janvier 2007

Quinze jours qu’il est là, sous une tente, avec son épouse qui attend un enfant. Comme beaucoup de ses compagnons d’infortune, Hervé, 42 ans, a élu domicile durant quelques jours place Bellecour, à Lyon. Il accepte de se confier, tandis que sa compagne finit sa nuit. Légèrement dégarni, les tempes grisonnantes, cet ancien pompier s’est retrouvé à la rue il y a six mois avec son épouse, à la suite d’un accident de travail. " J’ai travaillé quinze ans pour ma patrie. Quand je vois la situation, ça me révolte !".

"En à peine quinze jours, j’ai trouvé un appart’!"

Le regard fuyant, Hervé ne cache pas son amertume. Les yeux bleus, un peu humides, il raconte sa vie tout en se roulant une cigarette. "J’avais une situation, et ma femme un BAC comptabilité et une maîtrise de droit ! Et on est dans la rue. Le plus incroyable, c’est que ça peut arriver à n’importe qui !". Pourtant, Hervé pourrait se réjouir. Cet après-midi, il va quitter le campement. Grâce à l’association Les Enfants de Don Quichotte, il s’est vu proposé un logement en centre d’hébergement et de réinsertion sociale pour une durée de six mois. "En à peine quinze jours, j’ai trouvé un appart’, on s’est vraiment senti considérés. Pas comme au relais SOS". Hervé s’emporte. "Le 115, les relais, ils nous prennent pour des cons. Ils sont censés nous donner un logement et à manger deux fois par jour…mais c’est des promesses ! Ce qu’ils font, c’est de la non-assistance à personne en danger !".

Remonté, les joues rosées et une barbe de trois jours, Hervé avoue volontiers être "une grande gueule". Alors quand TF1 l’a interrogé l’autre jour, il en a profité pour "remercier Monsieur le Premier Ministre" avec une pointe d’ironie. Son franc parler et ses critiques se sont retournés contre lui. "Au relais SOS, ils m’ont vu à la télé, et du coup, quand j’y suis retourné, je me suis fait remonté les bretelles. Mais eux, ils hébergent vraiment à la tête du client". En six mois, l’ex-soldat du feu et son épouse ont tout connu. Des squats aux caravanes de forains bienveillants, en passant par les centres d’hébergement d’urgence. "C’est inhumain dans les centres ! Les carreaux des douches sont couleur rouille. J’y laverais même pas mon chien ! Il n’y a aucune hygiène. Les gens se pissent et se chient dessus, et les couvertures ne sont même pas changées. On est vraiment considérés comme de la merde. Excusez-moi, mais nous on veut rester propres !" explique Hervé, sans fioritures. L’homme veut s’en sortir, ce qui, de son aveu, n’est pas le cas de tous.

"La rue, je l’ai vécue une fois, je n’y retournerai plus. Je préfèrerais me flinguer".

Au milieu des tentes multicolores, la bonne ambiance tranche avec le ras-le-bol  général des SDF. "On va tous être relogés, mais pour y voir, faut y croire ! Si le gouvernement ne tient pas ses promesses, et si les mesures ne sont pas appliquées, cela va mal se finir" prévient-il. Pour Hervé et ses copains, "les politiques sont des gros bonnets contrôlés par la mafia. Ce sont des piranhas". Désabusé, il met en garde : "Un jour, les SDF en auront marre, et les pavés voleront dans les vitrines, c’est moi qui vous le dit ! Et l’année prochaine, même si j’ai un logement, je reviendrai militer s’il le faut". Et d’ajouter  ensuite : "La rue, je l’ai vécue une fois, je n’y retournerai plus. Je préfèrerais me flinguer".

Malgré tout, aujourd’hui, l’espoir renaît. "Ma femme et moi avons une pension, c’est un peu juste, mais on veut vraiment s’en sortir". Un rêve qui peut paraître simple pour ceux qui ont un toit au dessus de leur tête. Hervé a même eu une proposition de travail dans la sécurité civile. Petit à petit, son ciel se dégage. "Sans Marine (Fourier), on aurait rien eu" affirme t-il, avant d’aller saluer la jeune porte-parole de l’association, et lui glisser quelques mots gentils. "Vous savez, on est une grand famille" conclue Hervé. Son épouse se réveille. Pour eux, la journée s’annonce réconfortante. "Pour le bébé, on ne sait pas encore si c’est une fille ou un garçon" tient-il à préciser. Qu’importe. Hervé a retrouvé son honneur, il a offert un toit à sa famille.

                                                                                                                                       Guillaume D.

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Vendredi 19 janvier 2007

  

 

 

 

 

 

 

Bain de fous...

Ce soir, j'ai pris un bain. Pas un de ces bons moments qu'on peut se payer le luxe de passer dans l'eau, à barboter au milieu de gros nuages en mousse. Non. Mon immersion, elle a eu lieu dans la rue. J'ai pris un bain de foule... Comme bien souvent, sur le chemin du retour, j'ai remonté la rue de la République. Quand on y réfléchit bien, curieux nom pour cette artère lyonnaise. La République, offerte en majuscules par nos politiques, la bave aux lèvres, comme pour se vanter de quelque chose qui n'existe pas. En tout cas, ma république à moi, c'est pas celle là. Pas celle des grands magasins, des vitrines dorées et autres trompe-l'oeil tape à l'oeil...

Une fois encore, je me suis pris une claque. A la veille des sacro-saints soldes qui glorifient notre sacro-sainte société de consommation, les gens sont excités. Ca se sent. Ce sera bientôt la frénésie. En ce doux mois de janvier, l'épidémie lyonnaise aura pour symptôme une fièvre acheteuse à laquelle aucun carabin ne pourra trouver de remède miracle. Les signes ne trompent pas, on les connait. Moi le premier. A la vue de ces alléchants étalages, le fidèle lyonnais est saisi d'une incontrôlable envie de dégainer son porte-monnaie, déjà retourné sur la doublure depuis Noël. Peu importe, l'arnaque bi-annuelle sera un succès commercial, comme à chaque fois. Les portes du temple vont s'ouvrir. Les marchands se régaler, se frotter les paluches, avec de grands sourires niais. Et les sacs vont se remplir tandis que les comptes en banque vont se vider, pour des articles vendus à prix non pas cassés, mais juste normaux.

Devant ce grand barnum mercantile dont nous sommes les clowns, d'autres sont bien loins de ces prérogatives superficielles. Pourtant, les exclus des soldes, pas besoin d'aller loin pour les trouver. Ils sont là, juste à côté, le cul gelé au pied des enseignes luxueuses. Ou sur la place Bellecour...

Deux semaines que des tentes ont été plantées sous les yeux de ce bon vieux Loulou sur son baudet enstatué. Autant d'igloos multicolores disposés en étoile, qui abritent des exclus. Des "résidus" doit se gausser un illustre borgne dans ses salons ambrés de St-Cloud. Et pourtant ! On est tous semblables, tous ensemble, mais finalement si seuls. En arpentant cette agora peuplée d'acheteurs fous, je ressens inexorablement le même mal-être. Pourquoi tant de misère ? Pourquoi tant de VIOLENCE ?

La violence est certes visuelle, mais pour autant, est-ce mieux ? La vie est violente par essence. On a tout pour être heureux, en théorie, et on peut même parfois le penser, mais on ne peut pas s'empêcher de se faire mal. C'est inévitable. Cette fatalité nous unie. Elle s'exerce chaque jour sous nos yeux et fait de nous des zombies. De la même manière qu'on subit le "MBD", représentants et victimes cohabitons et partageons les mêmes symptômes : paralysie, peur de l'autre, préjugés...et caetera...

Et si, en 2007, on allait un peu plus vers les autres ? Et si on se bougeait enfin ? Les choses bougeraient peut-être ? Ca mettrait du rose sur nos ecchymoses. Allez, chiche !

En écoute : Tôt ou tard s'en aller  Francis Cabrel.

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Vendredi 19 janvier 2007

My Ideal

Long ago my heart and mind
Got together and designed
The wonderful girl for me
Oh what a fantasy

Thought the ideal of my heart
Can't be ordered à la carte
I wonder if she will be
Always a fantasy
Will I ever find the girl in my mind ?
The one who is my ideal
Maybe she's a dream and yet she might be
Just around the corner waiting for me

Will I recognize the light in her eyes
That no other eyes reveal
Or will I pass her by and never even know
That she was my ideal
                                                               Chet Baker.
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Vendredi 19 janvier 2007

 

VANILLA SKY

Je l'ai dit dans ma présentation, et cela me semble évident, au regard du titre de ce blog : j'aime les univers oniriques qui mêlent rêve et réalité. En fait, les deux sont liés ! Ils peuvent s'entrecroiser. Ils se nourrissent l'un l'autre. Et parfois, les cartes sont brouillées.

Hier soir, j'ai visionné le film Vanilla Sky, sorti en 2001, avec Tom Cruise, Penelope Cruz, Kurt Russel, et Cameron Diaz dans les rôles principaux. C'est l'adaptation hollywoodienne du film Abre los ojos, d'Alejandro Amenábar. Penelope Cruz y tenait également la vedette. Bon nombre de cinéphiles préfèrent l'original. Qu'importe, j'ai vu Abre los ojos il y a trop longtemps pour m'en souvenir. Et puis, je pense que même si Vanilla Sky aborde la même histoire, Cameron Crowe a su l'emballer de manière à me faire rêver. Je crois même que c'est mon film préféré. Bien sûr, c'est idiot de faire un classement. J'ai horreur de ça, alors on va dire qu'il fait partie, avec des films comme Eternal Sunshine of the Spotless Mind, Lost in Translation, La Ligne Verte et bien d'autres encore, de mes pellicules préférées.
Le pitch, vous le connaissez peut-être, c'est l'histoire de David Aames (Tom Cruise), un jeune, beau et riche héritier d'une boite d'édition. Il a tout ce qu'il veut, mais pourtant, il lui manque quelque chose. Il a bien une copine, Julie Gianni (Cameron Diaz), mais il s'en lasse vite, ne la prenant pas au sérieux. Une nuit, alors qu'il fête son anniversaire entouré du tout New-York branché, dont fait partie Steven Spielberg, en guest-friend, sa vie va être chamboulée. Son meilleur ami et écrivain, Brian Shelby (Jason Lee), amène une de ses connaissances, Sofia Serrano (Penelope Cruz). La demoiselle subjugue David. Il en tombe amoureux. Mais Julie ne l'entend pas de cette oreille et va se laisser emporter par un vent de jalousie qui va bouleverser totalement l'univers du jeune homme. Dès lors, sa vie va se muer en un théâtre où vont se succéder autant de sentiments forts et contradictoires : l'amour, la haine, le doute, le rêve et la folie.

N'ayant aucun a priori, je me suis laissé piéger par ce film, et je me suis pris une sacrée claque. La beauté des images, la complexité du scénario, l'univers onirique et le jeu des acteurs m'ont bluffé. Si bien qu'à la fin, j'avais l'impression de sortir d'un rêve, et que je m'étais assoupi.

Autre chose qui fait de Vanilla Sky mon film préféré, c'est son univers musical. D'entrée, le film s'ouvre sur Everything in its right place, de Radiohead, groupe que j'adore, tout comme Jeff Buckley, Bob Dylan, REM, Joan Osborne...également présents sur la bande son !
L'importance donnée aux images, à la musique et aux rêves m'a ébloui. On se demande en permanence où l'on se situe...Rêve ? Réalité ? A vous de voir...
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