Pensée du jour

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Jeudi 5 avril 2007

L'unirêve islandais

Et si les rêves pouvaient danser sur les lignes d'une portée musicale ? Et si les songes se matérialisaient en décibels ? Imaginez un instant que le verrou se brise, et que la porte qui donne sur votre jardin intérieur vous laisse y pénétrer. Imaginez-vous flottant dans un ciel vanille, abreuvé de douces senteurs aux parfums sucrés, cannelle ou caramel, apaisé de toutes tensions. Un peu comme dans un bain dont la mousse se serait métamorphosée en de gros cirrus.

Ressentez l'air balayer votre crinière. Dans l'idéal, vous seriez étendu dans l'herbe, le regard tourné vers le firmament, faufilé entre la Terre et son enveloppe. Ce ciel, miroir de l'humanité, vers lequel tous les Hommes ont un jour levé la tête, l'air songeur, interrogateur, curieux et contemplatifs. Sentez-vous vivre, respirer, tout en sachant que vous disparaîtrez aussi vite que le soleil se cache derrière une falaise normande, un soir d'août.

C'est tentant, n'est-ce pas ?

Eh bien, figurez-vous que les rêves aussi ont leur bande-originale, puisqu'ils sont des films dont nous sommes tour à tour les scénaristes, réalisateurs et surtout les acteurs. Luxe d'omniscience, d'unicité et d'intrigue au caractère irrésolu.

Cette musique, c'est celle de Sigur Ros, groupe islandais dont l'ambition depuis sa création en 1994, n'est que de faire planer les rêveurs émerveillés. Cédez à la curiosité, et ouvrez un dictionnaire. Tournez-en les pages, et arrêtez-vous à la lettre R, pour "rêver". La définition que vous trouverez vous laissera un sentiment de frustration, de manque.

Forcément ! Après tout, comment définir un rêve ? C'est tellement personnel. Tellement profond. Et nous ne sommes pas toujours prêts pour une telle descente en abyme. Mais remarquez-en plutôt les synonymes : planer, imaginer, inventer... Feuilletez les pages en marche-arrière, et vous tomberez sur la clé du rêve. I comme imaginaire, irréel, idéal.

Tous ces mots, entourés de leurs cousins fantastique, magique, utopique, mythique ou chimérique, forment, associés les uns aux autres, la vrai explication du "rêve", et définissent en même temps la musique de Sigur Ros. Un goût d'expérimentation, une singularité salvatrice, ainsi qu'une inquiétante étrangeté que l'on retrouve dans les univers oniriques tourmentés d'artistes mexicains comme Diego Rivera, son épouse Frida Kahlo, Leonora Carrington ou encore Antonio Ruiz, papa du "Rêve de la Malinche" (mon tableau préféré).

N'essayez pas de jouer les Champolion, ne tentez pas de déchiffrer le langage de Jon Por Birgisson, Georg Holm, Kjartan Svensson et Orri Pall Dyrasson, quand bien même le Da Vinci Code vous a émoustillé au point d'apercevoir une énigme à chaque coin de rue ou de tableau. Ce ne serait que chimère d'espérer comprendre ce que vous entendez.

La raison en est simple : ce langage-là n'existe pas. Il a été inventé de toute pièce par les membres du groupe. Bien que proche de l'islandais, ses "mots" n'ont qu'une connotation assez floue. Pour mieux laisser "imaginer" ce qu'ils recèlent ? Non. Juste pour vous laisser vous envoler et rêvasser à d'exquises esquisses-exercices d'explication dénuées de rationalité. Babel réinventé...ou comment toucher les étoiles rien qu'en se laissant bercer par d'angéliques violons et des sonorités enivrantes.

Pas besoin de parler le langage des rêves...il n'y a qu'à se laisser prendre par la main...et rêver avec Sigur Ros.

(c) Guillaume D.

© Erik Anestad

 

Pour le rêve, c'est par ici :

Vaka (untitled 1)

http://www.youtube.com/watch?v=P0AZIFmkogY

Njosnavelin (The Nothing Song)...BO de fin de Vanilla Sky...

http://www.youtube.com/watch?v=atmJVhUBrYI

El Sueño de la Malinche, d'Antonio Ruiz :

http://www.tihof.org/images/malinche/RuizLaMal1939d.jpg

A noter que le prochain album devrait arriver courant 2007... :p

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Jeudi 5 avril 2007

Le ballon de rugby en a gros sur le coeur...

Comme disait l'illustre Roi Cantona, "un ballon, c'est comme une femme, il aime les caresses"... Moi j'aimerais bien voir ça...Il faut dire, son truc à lui, c'est le foot, alors il ne sait pas. Au pays des pieds carrés, le Roi, c'est moi. Star de l'Ovalie,  royaume aux allures de champ de bataille où je ne tourne pas bien rond, tous les regards sont braqués sur moi. En fait, de star, je n'en ai que le nom....

Unique lien matérialisé entre quinze solides gaillards tournés vers le même objectif : une victoire éphémère sur le temps, et avec pour horizon deux poteaux reliant la Terre et le ciel.

Dans quelques mois, le rugby mondial va me courtiser, me caresser, puis me brutaliser à l'envi. Quelques coups de pieds par-ci, des baisers cramponnés par-là, et me voilà botté en touche, abandonné. Je vais en faire des allers-retours ! Entre mêlées, touches et pénalités, ces brutes épaisses vont jalousement me garder, me piétiner et me cabosser....Comme si je ne l'étais pas bien assez !

Alors dès que l'occasion se présentera, je me vengerai. Je glisserai dans leurs mains patibulaires telle une savonnette, et j'irai rebondir, incontrôlable, dans leur vert pré pour les faire douter. Offerts aux yeux des supporters, témoins frénétiques de cette quête à l'issue incertaine, les rugbymen sueront, saigneront, et pleureront....La trinité humide, pendant que j'irai taper avec fracas les poteaux pour mieux les faire enrager.

Mais comme je ne suis animé d'aucune rancoeur, je les laisserai gagner et savourer chacun leur tour. La troisième mi-temps, je ne la verrai pas. Je ne l'ai jamais vue, et je ne la connaitrai sans doute jamais. Pas grave, je me marre déjà assez comme ça...

(c) Guillaume D. 

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Samedi 17 mars 2007

Happy St Patrick's day !!!

Today's Paddy's day ! Aujourd'hui, et comme chaque 17 mars, c'est la St Patrick ! C'est la fête des irlandais. Alors souhaitons-leur une bonne fête et profitons-en pour aller festoyer au pub avec eux autour d'une bonne Guinness et écouter de la musique traditionnelle irlandaise =)

St Patrick's day is a beautiful day...you're lucky, Paddy's day is today =)

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Samedi 10 mars 2007

Funky Jack

Un physique à la Jimmy Sommerville, une voix à la Pet Shop Boys et des beats groovy, voici Just Jack. Oui, c'est juste son prénom...mais ce baby-dj là commence à se faire un patronyme. Depuis un mois et la sortie de Overtones, son second album après Outer Market pressé en 2003, le buzz tourne aussi vite que ses platines. Télévision, scène, publicité et maintenant cinéma, Just Jack étale son flow multi-supports avec un sourire non dissimulé. Et on le comprend...

Jack Allsopp, 24 ans, fait partie de cette nouvelle génération d'artistes optimistes qui investit les dancefloors d'outre-manche. Londonien de naissance, ce jeune cockney nourri au ptit lait d'influences très funky a un jour décidé de quitter l'école pour scratcher une house british à souhait. Puis il y a pondu des textes éclairés par les spotlights des clubs de la capitale anglaise.

Dans la lignée de The Streets ou encore du dernier opus de Beck, Just Jack distille un hip-hop fleuri, rythmé et samplé d'une électro-pop moderne et poétique. Le premier single "Writer's Block" se montre à l'image du reste : entraînant, frais et  obsédant ...de quoi faire remuer le popotin des clubbers tout en squattant les playlists d'iPod acidulés d'adolescents.

Jumping Jack risque fort de s'imposer parmi les charts britanniques comme une valeur sure dans les quelques semaines à venir. Il monte, il monte, à tel point que le succès lui sourit : il vient d'être sélectionné pour illustrer la campagne du Printemps du Cinéma en France et Canal + le passe en boucle, et en clair. L'Europe va apprendre à danser avec Jack. Just Jack.

Guillaume D.

Writers Block :

 

Starz in their eyes :

http://www.youtube.com/watch?v=Fyy3KBVX4HE

Son my space :  http://www.myspace.com/justjackuk

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Jeudi 8 mars 2007

 

Depuis le tirage au sort, fin août, j'avais coché cette date du 6 décembre. Un déplacement à Milan, de surcroît pour y voir jouer le LOSC face au Milan AC, ça ne se loupe pas. Après Manchester United et son "théâtre des rêves" l'an dernier, c'est San Siro qui allait accueillir le peuple lillois. On savait, depuis le départ, qu'on irait là-bas pour un exploit ou pour rien du tout...mais on pensait bien être déjà qualifiés en y débarquant ! C'était sans compter sur la ténacité d'adversaires valeureux comme Anderlecht et l'AEK Athènes. En Coupe d'Europe, rien n'est facile, on le sait, et TOUT peut arriver.

Après notre nul face à Anderlecht, pas mal d'entre nous ont pris conscience qu'on venait peut-être de perdre la chance de notre vie de supporter : enfin passer ce premier tour de C1. Dès lors, le voyage en terre lombarde se dressait devant nous comme un mur presque infranchissable. Le stade lui même est une vraie forteresse, et lorsque les lillois, joueurs, entraineur, président et supporters s'y présenteront, le monument leur rappellera l'ampleur de la tâche qui les attend.

Cette tâche est en réalité synonyme d'exploit, avant la rencontre. Les stats sont là pour nous le rappeler : aucun club français ne s'est jamais imposé sur le terrain de l'AC Milan, ténor européen aux six trophées et aux seize finales européennes (toutes compètes confondues). Une de ces finales a même déjà opposé nos deux clubs. Le 24 juin 1951, dans un San Siro encore petit, le LOSC avait perdu en finale de la Coupe latine, par un score sans appel de 5-0...

Ce LOSC là, pour vous situer, il était vice-champion de France, il vivait ses heures de gloire, rythmées par les buts d'un héros lillois : Jean Baratte. Le plus grand LOSC de l'Histoire ? Probablement, mais on pourra toujours se demander si, finalement, le LOSC de Claude Puel n'est pas en train de lui voler la vedette dans les albums souvenirs de Papa.

Mercredi, le jour des enfants. Un jour de St-Nicolas. Un jour que j'ai toujours attendu avec impatience quand j'étais gosse. J'ai toujours été habitué à recevoir des cadeaux le 6 décembre...

Mais cette fois-ci, j'allais devoir le chercher au pays des champions du monde...dont cinq joueurs figurent parmi les rangs du Milan. Deux seront alignés. Déjà pas mal.

Le match aller avait été époustouflant. Très tendu, avec un choc de tous les instants, un rythme de fou, et une grosse pression du Milan en première période. Notre LOSC avait ensuite repris le dessus et tenu bon : un honorable 0-0 avait accouché de cette partie mémorable. Une autre paire de manches à Milan ? On pouvait se poser la question.

Credi matin, je prends la route. Ciel gris, ça drache, ça vente un peu...mais je ne vois pas les gouttes tomber, je presse le pas, en pensant très fort à notre ami disparu. Je pars avec en tête la conviction que David sera présent avec nous, en me remémorant son sourire. On va la ramener cette qualif', pour lui, j'en suis déjà CERTAIN et j'en frissonne. Je pars de Lyon, via Chambéry. Les autres sont partis en avion ou en bus. L'excitation de se retrouver, et de communier encore autour de notre passion, se fait sentir. Quelques coups de fil, quelques SMS, le choc se rapproche. Espérant être ébloui par les cinq étoiles d'un match décisif sur le rectangle vert, je vois d'abord les étoiles blanches s'évanouir dans le ciel italien. La neige tombe. C'est bon signe. Un vœu ? Allez ! Après tout, on ne risque rien, un ange veille sur nous.

Quelques heures plus tard, après avoir subi la laideur du paysage turinois, ses usines, ses "corons" locaux, Milano Centrale est en vue. Mathieu m'attend sur le quai, il n'a pas ses papiers. Heureusement, le petit Nicolas n'est pas là, c'est sa fête aujourd'hui, il espère des chocolats au conseil des ministres...tant mieux pour nous, on s'engouffre dans les rues milanaises.

 

La via Pisani regorge de sénégalais. Des fans de Tony Sylva ! Ils en ont profité pour essayer de fourguer des bracelets à dix euros, et des parapluies (bien nécessaires, vu le déluge qui s'abat sur la ville depuis une semaine). L'anecdote nous sera contée par bon nombre de dogues voyageurs...

Seize heures, le rendez-vous lancé sur le forum est respecté : la place du Duomo, la cathédrale colossale de Milano, est devenu le point de ralliement de centaines de curieux personnages emmaillotés de rouge et de blanc. Dans la galerie Vittorio Emmanuele, les chants loscistes résonnent : le compte à rebours s'égrène, vite, les photos souvenirs, la bibite pour ne pas s'assoiffer, et hop, le métro (tout pourri, tout orange, tout puant et tout chaud) nous amène non loin du stade.

 

Le soir est tombé, il est approximativement dix-neuf heures lorsque se dessine, au loin, un gros bloc lumineux. Un ovni qui s'élève à 69 mètres de hauteur, et qui dispose de 85.750 places. Des tribunes qu'on devine vertigineuses, soutenues par d'immenses pylônes qui ne sont, en fait, que les escaliers du stade.

Des escaliers qui se font le chemin du désir pour nous, lillois. Nous gravissons le colimaçon, le cœur battant la chamade : l'excitation, plus que l'effort ? Fort possible. Devant nous, Fred, des DVE, presse le pas avec un étendard, il est déjà dans son match. Nous, Dogues du Net, plaisantons, et arrivons enfin au sommet : le terzo annello sera notre emplacement.

Nous pénétrons dans le stade. Nous sommes happés. La vue est imprenable, même si un filet de sécurité est érigé devant nos yeux ébahis. « C'est quoi ce parcage ? J'ai jamais vu ça », lance même Fred, trahi par son émotion sans doute... Déjà plusieurs centaines de compères ont pris place et s'échauffent la voix : Nous sommes les lillois, et nous allons gagner ! C'est ce que l'on souhaite tous très fort, à cet instant, quand on décide de suivre le match au balcon de cet opéra du foot...En fait, la vraie Scala de Milan, c'est son stadio Giuseppe Meazza, et les joueurs du Milan AC n'auront pas l'occasion de jouer les divas ce soir : le dogue lillois a les crocs et compte bien imposer sa griffe sur ce match.

We will rock you. L'espace d'une chanson, Freddie Mercury se fait le porte-parole du bon millier de fans présent, au grand désarroi d'un Tony Vraibrelles médusé, l'oreille collée à son téléphone, à quelques milliers de kilomètres. Il fait défaut ce soir. Comme le reste de la colonie rouge et blanche, restée au pays par contrainte, la gorge serrée, l'estomac noué et le cœur battant, devant leur écran. La petite lucarne va devenir, l'espace d'une soirée historique, une toile de maître animée, un chef d'œuvre signé Claude Puel et ses joueurs. La compo est annoncée, les applaudissements jaillissent. La marseillaise retentit, puis l'hymne de la Ligue des Champions nous hérisse les poils. Sera-ce la dernière fois qu'on entendra ce chant ? Réponse dans quatre-vingt dix minutes et des poussières.

Les joueurs pénètrent sur la pelouse souffreteuse : le jaune comme tenue de soirée, serrage de pogne avec les onze milanais : une fois le protocole respecté, l'arbitre, Monsieur Graham Poll, met le sifflet à la bouche. D'entrée de jeu, le LOSC impose la cadence et met la pression au milieu de terrain, sous la houlette de Jean II Makoun et Yohan Cabaye. Les passes s'enchaînent, rapides et bien dosées, la mécanique est bien huilée. Septième minute : Mathieu Bodmer décoche une flèche des vingt-cinq, Kalac est à la parade, mais Peter Odemwingie, en bon renard qu'il est, reprend du gauche et fusille le portier rossonero ! 1-0 ! Le LOSC mène à San Siro.

Dans les tribunes et devant les télés, c'est l'explosion de joie : l'exploit est possible, à condition de rester concentrés. Au fil des minutes, on sent bien que le LOSC a l'emprise sur le match, mais le Milan n'est pas du genre à faire des cadeaux. Quand bien même Ancelotti n'a pas aligné son équipe type, les italiens se montrent pressants. Inzaghi tente de profiter des espaces et de se mettre en évidence avec son jeu dos au but, mais la défense centrale veille au grain et s'impose à chaque fois. Les seules petites erreurs se font devant les buts milanais : à plusieurs reprises, Odem' et Kader auront l'occasion de tromper Kalac, mais celui-ci aura la chance de retarder l'échéance de quelques minutes...

La première période passe assez rapidement, et même si on ne mène que par un but d'écart, je suis confiant, rien ne peut nous arriver...Au fur et à mesure que le match avança, la rumeur enflait dans le stade : Anderlecht mène ! 1-0 ! 2-0 !  Les SMS de Tony me parviennent : inouï ! Le match reprend, et tout de suite, "Carletto" lance Seedorf dans le chaudron milanais. Aie ! Ca grimace dans les travées, mais les chants se succèdent, sans jamais s'éteindre. Pas même l'entrée de Kakà, la perle rossonera, ne viendra troubler la domination des dogues sur la pelouse. Les corners pleuvent devant les buts de Malicki. Même si la technique centrocampista du Milan reprend des forces, Cabaye et Makoun sont là, Bodmer se charge de Pirlo avec brio, Chalmé et Taff' verrouillent les côtés : la forteresse ce soir, c'est bien Lille !

La citadelle de Puel va même s'offrir un bouclier indestructible. Soixante-septième minute, après une heure de folie pure, un coup de génie de Mathieu Bodmer lui permet d'offrir d'un exter' somptueux une balle en or à Kader Keita. Popito met Jankulovski à la ramasse, et nous fait tous chavirer : 2-0, le Milan AC ne s'en relèvera JAMAIS !

On exulte. Des larmes coulent pour certains, le miracle est en marche, et, avec David au dessus de nous, presque à nos côtés, les mâchoires se desserrent : on va le faire ! Et là, coup de théâtre : on apprend que l'AEK vient d'égaliser ! Mais que font les mauves ? Non...c'est impossible, pas ça... Comme bien souvent, le suspense va donc durer jusqu'au bout, comme en 2001, quand, dans la froideur de Bollaert, on avait attendu au terme d'un Lille-Manchester Utd une qualif' déjà belle pour l'Uefa...Cette fois-ci, c'est du caviar qu'on espère après s'être rongé les ongles. Pendant ce temps, le LOSC continue de nous régaler, et Cabaye envoie même un missile sur la barre à un quart d'heure de la fin !

On ne sera pas plus gourmand, l'antipasti sera suffisant : Anderlecht vient de sceller son résultat nul contre les grecs : c'est la délivrance pour nous, le LOSC jouera, pour la première fois de son histoire, les huitièmes de finale de la Ligue des Champions ! La folie dans les gradins, du bonheur à l'état pur, pour une pure victoire du LOSC, entérinée par les trois coups de sifflet de l'arbitre anglais...C'est fini ! 

Pour la première fois dans l'Histoire de l'humanité, un club francese se paye le Milan AC sur sa pelouse ! Comme le soulignera l'excellent Gégory Schneider dans Libé le lendemain : pas même l'OM de Tapie, ni le PSG de Weah, ni l'OL de Jean-Michel Aulas ne l'a réussi...et c'est pourtant pas faute d'avoir essayé ! Ce qui inscrit notre victoire en lettres d'or dans le grand livre...

Mercredi soir, le LOSC de Puel est sans doute devenu, pour certains d'entre nous, le plus grand LOSC de l'histoire, et ce, sans avoir gagné de trophée...gageons que ce manque sera comblé à la fin de la saison ! L'histoire n'a pas fini de nous sourire, et je pense qu'avec un aussi doux sourire, là-haut, les dieux du football ne pourront plus rien nous refuser désormais.

 

Mercredi soir, on a tutoyé les étoiles...

 Guillaume D.

PS : J'ai écrit cet article le 7 décembre 2006 au lendemain de la qualification historique de mon équipe pour les huitièmes de finale de la Ligue des Champions. Hier soir, le LOSC s'est fait éliminé par Manchester United. Alors plutôt que de pester contre l'arbitrage du match aller, j'ai préféré revenir sur cet épisode heureux. Ca fait trois mois, et tu nous manques toujours autant...

 

 

R.I.P David

 

 

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